

Selon une tradition ancienne, les Puelles qui identifient aujourd’hui la commune sont ces jeunes femmes qui recueillirent le corps martyrisé de Saturnin (St Sernin), premier évêque de Toulouse au IIIe s. ap. JC, pour lui donner une sépulture chrétienne. Pour ce fait, elles furent chassées de Toulouse par l’autorité romaine, se réfugièrent en ce lieu où elles moururent et y furent inhumées avant leur translation dans la nouvelle agglomération qui prit leur nom.
Au Moyen-âge, la localité comptait des partisans du catharisme. En 1242, les seigneurs languedociens venant de Montségur, s’y arrêtent avant d’aller assassiner à Avignonet des inquisiteurs qui tenaient tribunal. Au XIVe s. les Augustins fondent au Mas un couvent avec pour mot d’ordre la révangélisation du Lauragais.
Durant les Guerres de Religion, le village est farouchement protestant. Au lieu dit « La Planque » se trouvait une petite communauté de protestants qui permirent à Henri de Navarre et Catherine de Médicis d’avoir une entrevue secrète. En 1598, après l’Edit de Nantes, une bande de Huguenots continuaient à attaquer les convois marchands. En 1622, Louis XIII fait détruire le village. Il ne reste de vestige du Moyen-âge que la portail de l’église du XIVe s. Le village sera reconstruit et le culte catholique rétabli.
Au XVIIe s. fut fondé un couvent de l’Ordre de la Merci (pour la rédemption des captifs en Terre musulmane). Saint Pierre Nolasque, fondateur de l’ordre au XIIIe s., serait né au Mas Stes Puelles.
La commune du Mas Stes Puelles est traversée par le canal sur 5km. La forte déclivité a imposé la construction de cinq écluses doit une triple (à Laurens). Riquet surveillait le creusement du canal depuis le domaine de Barrié où se trouve encore un très beau jardin à la française qui aurait été dessiné par des élèves de Lenôtre venus ici s’initier à l’hydraulique auprès de Riquet.
Cette voie d’eau – et ultérieurement le chemin de fer – a favorisé la création de petites industries pour le transport de leur production (gypse, moulins à plâtre, aujourd’hui disparus) représentées de nos jours par des poteries réputées comme la poterie des Frères Not ou la Massogienne.
According to folklore, the village was named after the “Puelles” - the young women who received the martyred body of St Saturnin (St Sernin), the first bishop of Toulouse in the 3 rd century A.D., and gave him a Christian burial. This action caused them to be expelled from Toulouse by the Roman authorities. They took shelter here, where they died and were buried. Later their remains were moved to the new village, which adopted their name. In the Middle Ages some of the village inhabitants were followers of the Cathar religion. In 1242 the Languedoc Lords from Montségur stopped here before going on to Avignonnet to murder the Inquisitors who were sitting in judgment. In the 14 th century Augustine monks founded a convent at le Mas, whose purpose was to re-evangelise the Lauragais. During the Wars of Religion the village was fiercely Protestant. At the place called “ La Planque ” there was a small community of Protestants who enabled Henri de Navarre and Catherine de Medici to hold a secret meeting. In 1598, after the Edict of Nantes, a band of Huguenots was still attacking merchants’ convoys. In 1622 Louis XIII had the village destroyed. The only remaining feature from the Middle Ages is the great door of the 14 th century church. The village was rebuilt and the Catholic faith restored. In the 17 th century a convent of the Order of Mercy (for the redemption of prisoners on Muslim soil) was founded. St Pierre Nolasque, the founder of the Order in the 13 th century, was said to have been born in Le Mas Stes Puelles. The village of le Mas Stes Puelles is traversed by the canal over a length of 5 km/3 miles. The gradient was so steep that 5 locks, including a triple lock at Laurens, had to be built. Riquet used to monitor the digging of the canal from the Barrié estate, where a rather beautiful formal garden can still be seen. It is said that this garden was designed by students of Le Nôtre, who had come here to study hydraulics with Riquet. Small industries (gypsum, plaster mills – now gone) were encouraged to settle here, attracted by the good transport links provided by this canal – and later the railway line. Today these industries have given rise to renowned potteries such as the Brothers Not and the Massogienne. |